Ce 1er janvier 2015, une nouvelle année commence, et l'arrivée des Métropoles dans le paysage institutionnel va voir arriver une fournée de nouveaux logos. Si celui de Lyon Métropole devrait arriver d'ici 2 ou 3 jours. Voici pour commencer celui de Bordeaux Métropole.

Plus qu’un logo, c’est un véritable système graphique qui a été co-conçu par Ruedi Baur et le studio Kubik. Ce studio bordelais et ce designer franco-suisse, pourtant très critique en matière d'identités territoriales, nous proposent une identité en mouvement où chacune des 28 communes de cette agglomération devrait pouvoir s'identifier.
Le point de départ de cette réflexion est la géographie de l’agglomération. Chaque ville est représentée par un point noir. Ces 28 points reliés entre eux par des faisceaux colorés constituent une étoile dont le centre varie en fonction de la commune mise en avant. On obtient donc un logotype "vivant" qui permet à chaque citoyen de situer son lieu de vie, tout en montrant son appartenance à la Métropole. Ainsi le logo ayant pour centre Bordeaux n’a pas tout à fait la même forme que celui de Parempuyre, Ambès, Villenave-d’Ornon ou Saint-Médard-en-Jalles.















Ériger l’image du pénis : anatomie d’un symbole iconique
Acte VI – La décennie des réseaux sociaux et le règne typographique
Acte V – L’intrusion de l’art contemporain
ACTE IV – Les affiches du théâtre de la Colline, de Batory à l’atelier ter Bekke & Behage
ACTE III – L’héritage de l’école polonaise et les années 70/80
Châtelet, Théâtre Musical de Paris – Identité visuelle
Affiche de festival de musique – Printemps de Pérouges 2017
Hapticmedia – Identité visuelle
Khalvadjian Avocats – Identité visuelle
Identité visuelle du Musée d’Art moderne de Fontevraud – Collection Cligman
Graphiste : le meilleur métier du monde ?
Logo de l’agenda 21 de la communauté de communes de L’Arbresle
Le logo mortel des catacombes de Paris
Le masque anti-caméra de vidéo surveillance
L’identité évolutive est en effet « à la mode », mais le principe n’est pas exempt d’auto-critique.
Pour preuve, le tonitruant remplacement de l’identité du MIT Media Lab par une nouvelle
image, conçue par Michael Bierut (de Pentagram) en 2014. Résurgence de ses fondements Vignelliens,
ou encore synthèse de quinze ans d’affiches en noir et blanc pour la Yale School of Architecture, telle
pourrait être la raison d’être de ce nouveau visage du MIT. A la fois terriblement moderne, par
l’étendue incroyable de son système et terriblement conservatrice : un signe se forme encore,
peut-on deviner derrière les intentions de l’auteur, selon des critères de lisibilité optique que
le modernisme européen d’après guerre ne négligeait alors pas ; les contraintes de reproductions
étaient autres, il est vrai. Mais la possibilité technique d’aujourd’hui ne peut, seule, justifier
la création de logos « agiles », quoiqu’incapables de pérennité. La nouvelle identité du Stedelijk
Museum d’Amsterdam, qu’un enfant peut aisément dessiner, entre ainsi dans ce que j’appelle
dans la catégorie des « identités de mémoire ». Archaïsme de la forme et modernité du discours,
seraient en quelque sorte le défi, vrai et sérieux, donc rare et difficile, d’une bonne identité.
http://new.pentagram.com/2014/10/new-work-mit-media-lab/
http://www.academia.edu/3619124/Le_plastique_et_le_cristal._L_identit%C3%A9_visuelle_du_Stedelijk_Museum_Amsterdam